Stop Bure

CIGÉO qu’est ce que c’est ?

Bure. Petit village de 92 habitants à la limite des départements de la Meuse et de la Haute-Marne. L’État a ciblé ce secteur en 1994 pour y implanter à 500 mètres de profondeur un « laboratoire de recherches scientifiques souterrain ».

Sous le terme de laboratoire se cache une autre réalité : l’enfouissement programmé des déchets nucléaires les plus nocifs.

Mis en œuvre par l’ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) et appelé CIGÉO (Centre Industriel de stockage GÉOlogique) ce projet entré en phase de conception industrielle en 2012 est censé être composé de :

– Un site d’enfouissement à 500 m sous terre d’une surface de 15 km² et devant accueillir à terme environ 10 000 m3 de déchets HAVL (Haute Activité à Vie Longue) et 73 500 m3 de déchets MA-VL (Moyenne Activité à Vie Longue),

– Deux sites nucléaires en surface respectivement de 280 et 90 ha comprenant une zone de stockage intermédiaire qui accueillera les déchets le temps nécessaire à leur refroidissement et une usine de reconditionnement afin de compacter certains déchets dans leur format définitif de stockage,

– Des infrastructures de liaison, à savoir des puits verticaux pour acheminer le personnel et les engins de chantiers et une rampe d’accès, appelée « descenderie » pour enfouir les déchets radioactifs.

CIGEO s’annonce comme le chantier le plus long, coûteux et irresponsable du siècle. Selon les estimations de l’ANDRA elle-même, le projet coûterait environ 35 milliards d’euros, la fin des travaux étant prévue pour 2156…

Les déchets sont le talon d’Achille du nucléaire et les laisser enfouir, c’est laisser la possibilité à l’industrie de persister. Loin d’être une réelle solution pour ces déchets, l’enfouissement est le seul moyen qu’elle a trouvé pour les cacher.

Mobilisons-nous pour dénoncer ce projet absurde !
Signez la pétition « Déchets nucléaires : Stop à la répression, Stop à Cigéo / Bure ! »

CIGEO sur le site du réseau Sortir du Nucléaire

Téléchargez la brochure élaborée par Bure Stop (pdf 1,6 Mo)
Extraits :

De quels déchets parle-t-on ? Il s’agit des déchets nucléaires HA-MA VL (Haute et Moyenne Activité à Vie Longue).

Si ils représentent 3,3% du volume total de déchets issus des activités de la filière électro-nucléaire, ils concentrent plus de 99,9% de leur radioactivité totale. Ils proviennent du fonctionnement des centrales nucléaires (combustibles usés retraités).
Leur durée de vie toxique dépasse toute échelle sensée. Elle va de milliers à des millions, voire milliards d’années.

L’énergie nucléaire dite “propre” est un mythe, dangereux et injustifiable. A ce jour, aucun pays au monde n’a trouvé de gestion responsable pour ses déchets !

Les enfouir ne résoudra rien. Enfouir ne résoudra rien, les atomes forceront toutes les barrières un jour, ça fuira, c’est prévu. Enfouir une telle masse de radioactivité est un pis-aller, celui d’une société tributaire du nucléaire et impuissante aujourd’hui comme demain face à ses déchets.

Le bulldozer Andra avance sur le terrain, alors que Cigéo n’est toujours pas autorisé ! De plus CIGÉO serait hors la loi.

Aujourd’hui les sous du nucléaire (AREVA, CEA et EDF) sont versés via un GIP, Groupement d’Intérêt Public. 60 millions d’euros par an pour les deux départements, ce n’est pas rien, alors qu’aucun déchet nucléaire n’est arrivé. Objectif : rendre le territoire totalement dépendant de cet argent “corrupteur” et de façon insidieuse.

L’enjeu de Cigéo est immense. Derrière, c’est tout le parc électro-nucléaire qui attend :
– pour affirmer que les déchets les plus dangereux ne sont pas un problème,
– pour vendre un nucléaire soi-disant “propre” et décrété indispensable.

A ce jour, il n’y a pas de déchets nucléaires à BURE contrairement à certaines idées reçues ; juste des technocrates, qui tentent de faire croire à l’incroyable et/ou de passer en force. Rien n’est joué.


Selon REPORTERRE
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L’ANDRA N’A PAS L’AUTORISATION DE TRAVAILLER DANS CE BOIS
La situation juridique du bois Lejuc est particulière. Il y a bien eu une ordonnance d’expulsion le 8 juillet 2017, mais elle n’avait pas été mise en application pendant des mois – et se déclenche avant la fin de la trêve hivernale.

Par ailleurs, l’Andra n’a aucun motif immédiat d’intervenir dans ce bois, nous indique l’équipe juridique des occupants :

– elle n’a pas d’autorisation de défrichement, selon une ordonnance du tribunal le 1e août dernier ;

– la propriété du bois est contesté par plusieurs recours juridiques en cours, la délibération par laquelle la commune de Mandres-en-Barrois a cédé le bois à l’Andra étant contestée et en attente de jugement ;

– le projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires n’est quant à lui pas du tout engagé, la demande d’autorisation n’ayant même pas été engagée. Il n’est donc pas possible d’installer dans le bois Lejuc des puits d’aération liés au projet, comme l’Andra en a l’intention.

Nucléaire, danger immédiat

« Nucléaire, danger immédiat » : le parc français au bord de la rupture

Dans leur enquête « Nucléaire, danger immédiat », les journalistes Thierry Gadault et Hugues Demeude mettent en lumière ce que nous dénonçons au quotidien à propos du parc nucléaire français.

Malfaçons cachées sur des pièces importantes pour la sûreté, risques imminents lié au vieillissement des installations : les centrales françaises sont au bord de la rupture.

Bien que conscient de tous ces problèmes, dont il dissimule l’ampleur, EDF tient à prolonger leur fonctionnement coûte que coûte. En France, l’hypothèse d’une catastrophe semblable à celle de Fukushima semble de plus en plus probable.

Le livre Nucléaire, danger immédiat, paru le 7 février 2018, écorne sérieusement l’image d’Epinal des centrales nucléaires françaises. Menée par deux journalistes d’investigation, l’enquête au long cours fait état de défauts – structurels ou liés à l’usure – fragilisant dangereusement certaines centrales, dans un contexte où plus des deux tiers des réacteurs français auront atteint les 40 ans de fonctionnement à l’horizon 2028 et où EDF tient à prolonger leur fonctionnement coûte que coûte.

– Une avalanche de pièces non conformes
– Des cuves fissurées… et vulnérables au vieillissement
– Un risque d’inondation négligé

« Tricastin, avec son réacteur n° 1, est la pire centrale du pays. Ce réacteur cumule tous les problèmes : défauts sous revêtement, absence de marge à la rupture et dépassement des prévisions de fragilisation à quarante ans ! » indiquent les journalistes, ajoutant même à la liste un risque non-négligeable d’inondation.

Équipements fragiles, vieillissement dangereux, risques externes démesurés, aveuglément suicidaire de l’industrie nucléaire qui dissimule les informations les plus graves : oui, avec le nucléaire, nous sommes bien confrontés à un « danger immédiat » ! Alors que le gouvernement tergiverse sur la réduction de la part du nucléaire, cet ouvrage tombe à point pour rappeler à quel point un changement de cap en urgence est impératif.

Lire l’article sur « Sortir de Nucléaire »