La pêche tue les dauphins

MASSACRE DE DAUPHINS SUR LES CÔTES FRANÇAISES : L’ETAT FRANÇAIS, SPECTATEUR PASSIF

Le dauphin commun est une espèce protégée présente sur nos côtes, aujourd’hui gravement menacée. Chaque année, ils sont des milliers à mourir en mer à cause de la pêche dans le golfe de Gascogne. En ce début d’année, on compte déjà 300 échouages de petits cétacés morts sur la façade Atlantique, dont 80 % de dauphins communs. France Nature Environnement et ses associations s’alarment de la passivité de l’Etat français face à ce fléau et demande au gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour stopper ce massacre.

Un nombre d’échouages de dauphins très inquiétant

Le dauphin commun représente la majorité des victimes de la pêche au chalut pélagique qui se pratique à cette époque au large des côtes françaises. Pendant l’hiver 2017, environ 4 000 dauphins communs sont morts en mer à cause de la pêche dans le golfe de Gascogne, dont 800 échoués. Selon l’Observatoire Pelagis-CNRS, 90% des dauphins échoués portaient des marques de pêche, traces de filets, trous de gaffes et mutilations pour sortir les dauphins des filets où ils ont été emprisonnés.

Seule une partie des dauphins morts en mer s’échoue sur les côtes : 80% d’entre eux coulent et se décomposent en mer[1]. Le nombre total de dauphins tués est donc sûrement sous-estimé. Toute la façade atlantique française est touchée par ce désastre, une nouvelle fois en 2018. Le niveau d’échouage de ce début d’année, 300 petits cétacés, est déjà très élevé.
Certaines techniques de pêche responsables de ce massacre

La capture dans un engin de pêche est la principale cause de mortalité observée chez les dauphins communs échoués depuis le début des années 1990. Inhérente aux techniques de pêche au chalut pélagique en bœuf[2], on ne peut plus la qualifier d’« accidentelle ».

« L’ampleur de cette mortalité des dauphins due aux captures dans des engins de pêche est extrêmement inquiétante. Il dépasse le seuil de 1,7% de mortalité d’une population d’environ 180 000 dauphins communs[3] vivant près du talus continental, engageant à terme la disparition de cette population. La responsabilité principale revient aux chalutiers pélagiques utilisant des filets traînés par un ou deux bateaux. Ils remontent à la surface les bars mais aussi des dauphins qui chassent les petites espèces de poissons dont se nourrissent les bars. Cette pêche intervient de plus sur des zones de reproduction du bar, un non-sens écologique », explique Denez L’Hostis, Président d’honneur de France Nature Environnement.

France Nature Environnement et l’ensemble des membres de ses associations du golfe de Gascogne, du Finistère au Pays basque, sont fortement mobilisés et informent d’actions prochaines dans les jours et semaines à venir.

Le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire et le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation ont constitué en 2017 – donc très récemment malgré la répétition des événements depuis plus de 20 ans – un groupe de travail sur les mammifères marins. Si les pouvoirs publics et les professionnels de la pêche y sont largement représentés, la société civile en est la grande absente.
France Nature Environnement demande à en faire partie, en tant qu’ONG de protection de l’environnement.

France Nature Environnement demande également :

– L’interdiction de la pêche au chalut en bœuf et au chalut pélagique au moment de la reproduction du bar.

– De prendre les mesures juridiques et de contrôle en mer nécessaires pour faire respecter le règlement européen 812/2004. L’article 6 stipule que les Etats membres doivent adresser chaque année à la Commission Européenne un rapport annuel complet sur la mortalité des cétacés dont les dauphins, ce que la France ne fait pas. France Nature Environnement envisage la saisie des autorités communautaires pour non-respect des règlements européens.

– La mise en place d’un vrai programme de recherche sur l’utilisation de systèmes d’effarouchement pour la pêche pélagique, qui permettraient de diminuer la mortalité en éloignant les cétacés des engins de pêche. Il faut également que l’efficacité des systèmes d’effarouchement acoustique (Pingers) pour la pêche pélagique soit évaluée régulièrement en renforçant la présence de cétologues à bord des bateaux.

Lire sur le site internet de FNE

Les cours d’eau

La Directive Cadre sur l’Eau ou DCE du 23 octobre 2000 est un texte majeur qui structure la politique de l’eau de chaque état membre de l’Union européenne. Son objectif est la reconquête de la qualité de l’eau et des milieux aquatiques (cours d’eau, plans d’eau, lacs, eaux souterraines, eaux littorales et intermédiaires).

L’eau fait partie du patrimoine commun de la nation, sa protection, sa mise en valeur et le développement de la ressource utilisable dans le respect des équilibres naturels sont d’intérêt général.

A cet effet, certaines installations, ouvrages, travaux et activités font l’objet de procédures administratives différentes selon qu’ils affectent un cours d’eau ou un simple écoulement d’eaux de ruissellement (fossés, talweg…).

Le cours d’eau est défini dans le cadre de la circulaire du ministère de l’écologie du 2 mars 2005. Il se caractérise par :
– la présence et la permanence d’un lit naturel d’origine
– la permanence d’un débit suffisant une partie de l’année mais ne se limitant pas à des rejets ou des eaux de pluies (existence d’une source même intermittente) et son affectation à l’écoulement normal des eaux.

Sur la base de cette définition, une cartographie a été conçue pour faciliter l’information des usagers et des porteurs de projets sur les écoulements d’eau qu’ils peuvent observer et ainsi savoir s’il s’agit de cours d’eau ou de simples fossés ou talwegs collectant uniquement des eaux pluviales.

Cette cartographie permettra une meilleure prise en compte des cours d’eau par les usagers et les services de l’Etat notamment ceux en charge de l’application de la police de l’eau.

Cette définition est distincte de celle utilisée dans le cadre de l’application de la politique agricole commune.

CARTE DES COURS D’EAU
Les services de l’Etat construisent actuellement une carte des cours d’eau qui servira à terme de référence pour la Police de l’Eau.
Cartographie des cours d’eau soumis à la police de l’eau en Ardèche
Notice de lecture
Guide d’entretien des cours d’eau en Ardèche
Accès aux informations sur l’eau par communes : ARDECHE (07)
Eau et assainissement en Ardèche

SIGNEZ LA PÉTITION DE FNE : « Pesticides : l’alerte sur nos cours d’eau »


REPORTAGE DE REPORTERRE SUR LE CLASSEMENT DES COURS D’EAU

Des milliers de cours d’eau sont rayés de la carte de France, et s’ouvrent aux pesticides.

En l’absence d’un cadre juridique clair, de nombreux cours d’eau sont déclassés sous l’influence de la FNSEA, qui cherche à contourner la loi sur l’eau. Des milliers de ruisseaux sont ainsi en train d’être purement et simplement rayés de la carte de France.

L’EAU POTABLE, UNE DENRÉE BIENTÔT RARE.
À l’automne dernier, l’UFC Que choisir se faisait le héraut de nos rivières : « Les pesticides sont désormais massivement présents et dépassent la norme définie pour l’eau potable, dans la moitié des cours d’eau et dans le tiers des nappes phréatiques. » Résultat : près de deux millions de Français ont été exposés à une eau polluée. « L’accès à une eau de qualité pour la majorité des Français se fait au prix de coûteuses dépollutions », conclut l’association.

Une situation « alarmante », qui pourrait encore se dégrader : loin des radars médiatiques, des milliers de cours d’eau sont en train d’être purement et simplement rayés de la carte de France. Sous la pression de la profession agricole, ruisseaux, rus et ruisselets perdent tour à tour leur dénomination de cours d’eau pour devenir fossé, canal ou ravine. Or, sans ce statut protecteur, ces innombrables petits bras aquatiques se retrouvent hors des normes limitant les épandages phytosanitaires, les travaux de calibrage, les constructions et autres barrages hydrauliques.

Cette nouvelle carte qui se dessine dans le secret des préfectures résulte d’une âpre négociation, que Reporterre analysait l’an dernier : nous ne lâchons pas l’affaire, qui continue ! Elle voit s’opposer la FNSEA — Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles —, les associations environnementales et les services préfectoraux. Les frictions ont viré à la bataille juridique dans plusieurs départements.

COMMENT EN EST-ON ARRIVÉ LÀ ?
Depuis 2015, la FNSEA s’est lancée dans une « opération de simplification » des normes sur les milieux aquatiques. Faute de pouvoir revenir sur la loi sur l’eau, votée en 2006, l’angle d’attaque s’est concentré sur l’identification même du cours d’eau.
Le raisonnement est simple : la loi ne s’applique qu’aux cours d’eau ; or il n’existe pas de définition légale et unique de ce qu’est un cours d’eau, mais un ensemble de critères jurisprudentiels. Donc, en imposant une définition au rabais, on pourra exclure de la loi un certain nombre d’écoulements, renvoyés au statut de fossé ou de ravine. Pour le dire sobrement, « la FNSEA préfère supprimer des cours d’eau que d’appliquer la loi sur l’eau », dénonce Henri Delrieu, de l’association Le Chabot, en Ariège.

Lire l’aticle sur Reporterre

Pêche illégale et destructrice

L’UE ne parvient toujours pas à éradiquer la pêche illégale

Une nouvelle étude, menée par des associations environnementales, dont le WWF, vient conforter les conclusions du rapport de l’an passé : à cause de la disparité des contrôles effectués sur les importations, de nombreux poissons issus de la pêche illégale passent au travers des mailles du filet et continuent d’infiltrer en toute impunité le marché européen !

La pêche illicite non-déclarée et non-réglementée (INN), ou pêche illégale, constitue une menace grave pour les ressources marines mondiales et une concurrence déloyale pour les pêcheurs qui respectent la réglementation. 11 à 26 millions de tonnes de poissons seraient capturées chaque année de manière illicite, ce qui représente au moins 15 % des captures au niveau mondial.

Outre la destruction des écosystèmes et la surexploitation des stocks, la pêche pirate génère un véritable manque à gagner pour les pêcheurs qui se plient à la réglementation en vigueur. En tant que premier importateur mondial de produits de la pêche, l’Union européenne a adopté une position ferme contre la pêche illicite dans le monde.

Pour éviter que des opérateurs sans scrupules ne tentent de faire passer leurs captures par des ports où les contrôles seraient moins rigoureux, il est urgent de mettre en place des procédures plus harmonisées et plus rigoureuses et de développer la numérisation dans toute l’UE des informations issues des certificats de capture d’ici la fin de l’année 2017.

Lire l’article sur le site du WWF

Agir pour la biodiversité

AGIR POUR LA BIODIVERSITÉ

Participer à la protection de la nature c’est :

– acquérir toujours plus de connaissances sur la faune et ses habitats naturels pour élaborer, adapter les actions de conservation et permettre l’évaluation des politiques publiques sur l’état de la biodiversité

– œuvrer concrètement pour la conservation d’espaces naturels par la gestion de réserves naturelles, l’achat de milieux naturels menacés, la mise en place de mesures de gestion agricoles et forestières favorables à la biodiversité et aux oiseaux en particulier

– oeuvrer pour la protection de la faune sauvage, pour la préservation du patrimoine naturel et pour la défense des droits des usagers de la nature.

– aider à l’extension des aires protégées marines et terrestres, y compris outre-mer

– apporter une expertise aux administrations, aux collectivités territoriales et aux entreprises pour mieux préserver la biodiversité et l’intégrer aux projets de développement durable

– militer pour la mise en œuvre d’actions favorables aux espèces en danger et animer les plans nationaux d’actions pour ces espèces,

– agir pour le respect des espèces protégées et contre le braconnage ou les abus de la chasse

– nouer des partenariats pour réduire les impacts des aménagements sur la faune sauvage et la biodiversité en général

– Enseigner et faire découvrir la nature et les éco-systèmes

Les sciences participatives pour tous : étudier, protéger, préserver, conserver, militer, agir … participer aux observatoires, aux évènements …

Section « Ardèche » de la LPO
Programmes « Vigie-Nature » du Muséum National d’Histoire Naturelle
Ligue de Protextion des Oiseaux (LPO)
Société de Protection des Mammifères (SFEPM)
Observatoire des Ecosystèmes Méditerranéens (ONEM)
ASsociation de Protection des Animaux Sauvages (ASPAS)
Observatoire régional des mares

Permaculture

PRÉSERVONS L’ÉCOSYSTÈME DU JARDIN

90% de la vie souterraine est dans les 10 premiers centimètres du sol ! Il apparaît alors clair que tout travail, même peu profond la perturbe profondément.

Or qui mieux que les vers de terre travaillent le sol en creusant tout un réseau de galeries qui structurent et aèrent jour après jour, nuit après nuit la terre que nous cultivons ?

Qui, mieux que les champignons mycorhiziens aident les plantes à se nourrir en utilisant le plus efficacement possible les ressources en eau et nutriments qui lui sont difficiles d’accès ?

Qui, mieux que les animaux du sol peut recycler les matières organiques pour créer une fumure idéale pour nourrir nos cultures ?

Qui mieux que les légumineuses et les bactéries qu’elles abritent dans leurs racines sait fixer l’azote de l’air pour l’amener dans le sol ?

Découvrons la vie du sol
« On estime actuellement que la faune du sol représente plus de 80 % de la biodiversité animale. Ses plus célèbres représentants, les vers de terre, sont la première biomasse animale terrestre : on en compte en moyenne une tonne à l’hectare en masse fraîche ! » (Aline Deprince, 2003)

Préserver ce milieu de vie extrêmement riche apparaît donc comme comme un enjeu à la fois agronomique et écologique majeur !

La organismes vivant du sol sont très diversifiés et sont classés en deux grandes catégories : la pédoflore et la pédofaune.

– La pédoflore contient toutes sortes de micro-organismes : bactéries, algues, myxomycètes et bien sûr champignons.
– La pédofaune est composé d’animaux et protozoaires (amibes, flagellés, ciliés.

Bien qu’étant pour la plupart microscopiques, ces organismes jouent un rôle majeur dans le fonctionnement des écosystèmes terrestres. Parmi ces rôles, nous pouvons recenser la décomposition des matières organiques, la stabilisation de la structure du sol, la mise à disposition de nutriments pour les végétaux et en particulier d’azote et de phosphore à travers des relations souvent symbiotiques avec les plantes.

Comment favoriser cette vie foisonnante ?
De nombreuses pratiques permettent de favoriser la vie du sol, mais ces pratiques seraient vaines si l’écosystème qu’est votre jardin subit certaines agression. Ces agressions sont de deux types : mécaniques et chimiques, autrement dit le travail du sol et les pesticides.

Afin de pallier à cela : réduire le travail du sol à son strict nécessaire et proscrire tout insecticide.

Jardinons Sol Vivant
Potager durable
La Ferme du Bec Hellouin