Les changements climatiques

Dès la fin du XIXe siècle, des chercheurs (notamment Svante Arrhenius) prennent conscience que l’homme est en partie responsable de l’augmentation des gaz à effet de serre (dioxyde de carbone, méthane, protoxyde d’azote) dans l’atmosphère et que cela entraîne un réchauffement climatique à l’origine de dérèglements nombreux impactant et menaçant la biodiversité et par conséquent l’avenir de l’humanité elle-même.

Aujourd’hui, la communauté scientique conclut que l’augmentation des gaz à effet de serre dûe à l’activité humaine depuis la révolution industrielle joue un rôle important dans le réchauffement global et qu’il est désormais temps d’agir avant qu’il ne soit trop tard.

La météorologie fait des prévisions et constate ensuite des variations importantes du temps à courte échéance (quelques jours, quelques semaines) dans une région donnée. La météo régionale varie considérablement entre des régions tropicales et des régions polaires.

La climatologie étudie les variations des climats régionaux en relevant des moyennes de paramètres régionnaux (températures moyennes, précipitations moyennes, ensoleillement, etc…) sur des dizaines d’années, voire des siècles.

Les variations du climat sont corrélées avec celles de l’insolation, des cycles de Milanković (paramètres astronomiques terrestres), de l’albédo (pouvoir réfléchissant d’une surface), des cycles solaires et des concentrations dans l’atmosphère des gaz à effet de serre (volcanisme, activités humaines …).

Une couverture atmosphérique naturelle de gaz à effet de serre piège le rayonnement infrarouge issu de l’énergie solaire et régule le climat de la planète en maintenant la planète à une température confortable suffisamment chaude (15°C aujourd’hui) et remarquablement stable pendant les dix derniers millénaires pour permettre la vie et à la civilisation humaine de se développer.
Les émissions anthropiques de gaz à effet de serre ont épaissi cette couverture, piégeant la chaleur et provoquant un réchauffement dramatique de l’atmosphère. Les combustibles fossiles sont la source la plus importante d’émissions de gaz à effet de serre.

Les modifications du climat
Le climat global de la Terre connaît des modifications plus ou moins cycliques de réchauffements alternant avec des refroidissements qui diffèrent par leur durée (de quelques milliers à plusieurs millions d’années) et par leur amplitude.

Au cours du quaternaire, l’amplitude thermique a été de l’ordre de 10°C, avec des hausses de température n’ayant jamais dépassé de plus de 4°C la température moyenne annuelle globale de la fin du XXe siècle (15°C).

Durant les cycles plus anciens, tel le Permien, la température moyenne annuelle globale a atteint 22°C soit 8°C de plus que la moyenne actuelle.

Au sein des grandes fluctuations climatiques terrestres, se trouvent des variations plus brèves et d’une intensité plus limitées :
* la période entre le Xe siècle et le XIIIe siècle en Europe occidentale a connu une période chaude appelée « optimum climatique médiéval » durant laquelle les vikings ont découvert le Groenland.
* la période de 1550 à 1850 a connu un refroidissement appellé le « petit âge glaciaire » caractérisé par des hivers très rigoureux.

Nous pouvons alors noter que :
– les causes de variations anciennes de la température citées ci-dessus sont naturelles.
– les causes naturelles de ces variations anciennes ont permis à la température moyenne de diminuer au cours du dernier millénaire alors que le taux de CO2 dans l’atmosphère restait constant.
– toutefois, les reconstitutions de températures réalisées par les climatologues montrent que la dernière décennie du XXe siècle et le début du XXIe siècle constituent la période la plus chaude des deux derniers millénaires.

L’impact anthropique depuis la révolution industrielle

L’étude et l’analyse des carottages glacière et de la composition isotopique de l’oxygène piégé dans la glace permet de reconstituer les températures atmosphériques tout au long de l’ère quaternaire. Elles montrent que le taux de CO2 dans l’atmosphère a augmenté de 30% ces 100 dernières années alors qu’il était resté relativement stable auparavant.

Par ailleurs, les concentrations actuelles de CO2 dans l’atmosphère surpassent de loin les taux des 650 000 dernières années. Elles sont passées de 280 ppm (partie par million) vers 1750 à plus de 400 ppm aujourd’hui.
Les concentrations de méthane sont passées de 715 ppb (partie par milliard) en 1750 à 1833 ppb en 2014, soit 254% de son niveau à l’ère préindustrielle.

Aujourd’hui, la communauté scientique conclut que l’augmentation des gaz à effet de serre dûe à l’activité humaine depuis la révolution industrielle joue un rôle important dans le réchauffement global et qu’il est désormais temps d’agir avant qu’il ne soit trop tard.

– Dans son rapport de 2001, le GIEC conclut que les gaz à effet de serre anthropogéniques « jouent un rôle important dans le réchauffement global ».

– En 2003, l’Union américaine de géophysique affirme que « les influences naturelles ne permettent pas d’expliquer la hausse rapide des températures à la surface du globe ».

– En 2005, les académies des sciences des pays du G8 ont signé une déclaration commune affirmant que le doute entretenu par certains à l’endroit des changements climatiques ne justifie plus l’inaction et qu’au contraire, il faut « enclencher immédiatement » un plan d’action planétaire pour contrecarrer cette menace globale.

– Fin 2012, des climatologues ont compilé et comparé des simulations issues de vingt modèles et des satellites, concluant que les changements de température de la troposphère et de la stratosphère sont bien réels et qu’ils sont clairement liés aux activités humaines.

– En 2014, le 5e rapport du GIEC estime avec une « haute confiance » qu’en l’absence de mesures additionnelles prises, « les scénarios de base conduisent à une augmentation de la température moyenne globale en 2100 située entre 3,7°C et 4,8°C comparée aux valeurs pré-industrielles.


AGIR SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Article tiré d’un dossier du « Portail du système des Nations Unies »

Les données de base
Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), principal organisme international chargé de l’évaluation des changements climatiques, le réchauffement du système climatique mondial est indiscutable.

Cette évidence est tirée de l’observation d’une hausse des températures moyennes de l’air et des océans à travers le monde, de la fonte généralisée des neiges et des glaces et d’une élévation du niveau moyen des mers.

Conséquences
Les conséquences des changements climatiques, parmi lesquelles les inondations, les sécheresses et l’accroissement de la fréquence et de l’intensité des phénomènes météorologiques graves, se font sentir partout sur la planète. L’on s’attend à ce que ces chocs s’intensifient au cours du 21ème siècle.

Les changements climatiques affectent tous les aspects de l’existence humaine, y compris les réserves en eau pure et leur gestion, les écosystèmes, la nourriture, les produits à fibre et forestiers, les industries, les établissements humains, les sociétés et la santé. Les conséquences régionales des changements climatiques varient selon la géographie.

Les causes des changements climatiques
Des modifications dans la concentration dans l’atmosphère des gaz à effet de serre (GES) et des aérosols, dans le pourcentage des terres émergées qui sont recouvertes (notamment du fait de l’urbanisation) et dans les radiations solaires, altèrent l’équilibre énergétique du système climatique et sont des facteurs de changement climatique.

Les émissions mondiales de GES dues aux activités humaines se sont accrues depuis l’époque pré-industrielle et cette augmentation a été de 70 % entre 1970 et 2004. La plus forte hausse de ces émissions entre 1970 et 2004 a été due aux activités de production d’énergie, de transport et à l’industrie, tandis que les secteurs de la construction d’immeubles résidentiels et commerciaux, des forêts (y compris la déforestation) et de l’agriculture ont connu eux aussi une augmentation de leurs émissions, mais à un rythme moindre.

Que faire ?
Les deux principales réponses aux changements climatiques sont l’atténuation de ces changements – diminuer les émissions de gaz à effet de serre – et l’adaptation à ces changements – reconnaître leur réalité et mettre en place des systèmes afin de renforcer nos capacités de résistance.

DES FAITS, DES CHIFFRES ET DES DONNÉES

Forçage radiatif en augmentation
_ Grâce à une meilleure compréhension des influences anthropiques sur le réchauffement ou le refroidissement du climat, le quatrième Rapport d’évaluation du GIEC affirme avec un haut degré de certitude que l’effet moyen global des activités humaines depuis 1750 a entraîné un réchauffement avec un forçage radiatif de +1,6 (+0,6 à +2,4) watts par mètre carré. Le forçage radiatif d’acide carbonique a augmenté de 20 % entre 1995 et 2005, ce qui représente la plus large augmentation sur dix ans au cours des deux derniers siècles.

La glace arctique en décroît
L’étendue annuelle moyenne de la glace arctique a rétréci de 2,7 % par décennie. La décroissance estivale est de 7,4 %. Les informations paléoclimatiques confirment l’interprétation selon laquelle le réchauffement du dernier demi-siècle est atypique sur au moins les 13 derniers siècles. La dernière fois que les régions polaires ont été nettement plus chaudes qu’actuellement sur une longue période de temps (il y a environ 125 000 ans), la réduction du volume des glaces polaires a conduit à une élévation du niveau de la mer de 4 à 6 mètres.
Info-graphique banquise

Étendue des terres gelées en rétécissement
La surface maximale de l’étendue saisonnière des terres gelées a décrû d’environ 7 % dans l’hémisphère Nord depuis 1900, avec une baisse au printemps allant jusqu’à 15 %. Les températures au sommet de la couche de pergélisol ont généralement augmenté jusqu’à 3°C depuis 1980.

Fonte des glaces et élévation du niveau de la mer
Un réchauffement global moyen en excès de 1,9 à 4,6 °C par rapport aux valeurs préindustrielles et maintenu sur des millénaires conduirait à la fonte de la calotte glaciaire du Groenland, avec pour conséquence une élévation du niveau de la mer d’environ 7 mètres – comme il y a 125 000 ans.

Les émissions de gaz à effet de serre sont là pour durer
Même si la concentration de tous les gaz à effet de serre et aérosols était restée au même niveau qu’en 2000, on aurait dû s’attendre à un réchauffement de 0,1 °C par décennie.

Les émissions et le réchauffement climatique s’accélèrent
Les émissions annuelles de dioxyde de carbone fossile sont passées en moyenne de 6,4 gigatonnes de carbone (GtC) par an dans les années 1990 à 7,2 GtC de carbone par an en 2000-2005. Divers scénarios d’émissions projettent un réchauffement d’environ 0,2 °C par décennie au cours des vingt prochaines années.

LES CONSÉQUENCES POUR L’AVENIR

Des températures plus hautes, des risques accrus
Dans toutes les régions du monde, plus le réchauffement s’accélère, plus il risque de causer des dommages. Le climat ne réagit pas immédiatement aux émissions, qui peuvent s’accumuler pendant des années, voire des décennies dans l’atmosphère. Et à cause de l’effet retardateur des océans – qui absorbent puis libèrent la chaleur plus lentement que l’atmosphère – les températures de surface ne réagissent pas immédiatement aux émissions de gaz à effet de serre. Par conséquent, les changements climatiques continueront pendant des centaines d’années après la stabilisation des concentrations atmosphériques.

Changements néfastes dans le cycle hydrologique
La hausse des températures est déjà en train de provoquer une accélération du cycle hydrologique. Si l’atmosphère se réchauffe, elle retient l’humidité, devient moins stable et entraîne une plus grande pluviométrie, en particulier sous forme de fortes précipitations. Le réchauffement accélère aussi l’évaporation. Ces changements dans le cycle de l’eau aura pour effet net une diminution de la quantité et de la qualité de l’alimentation en eau douce dans toutes les grandes régions. En même temps, la direction des vents et la trajectoire des tempêtes risquent, elles aussi, de changer. L’intensité (mais non la fréquence) des cyclones tropicaux devraient augmenter, avec des pointes de vent et des précipitations plus importantes.

Une biodiversité menacée — La faune et la flore
déjà menacées dans leur diversité par la destruction des habitats et autres stress anthropiques – vont devoir relever d’autres défis dus aux changements climatiques. Beaucoup d’écosystèmes réagissent déjà aux réchauffement climatique en avançant vers les pôles ou sur les flancs des montagnes. Certaines espèces ne survivront pas à la transition et 20 à 30 % d’entre elles courent un risque accru d’extinction. Les écosystèmes les plus vulnérables comprennent les récifs coralliens, les forêts boréales (sub-arctiques), les habitats de montagne et ceux qui dépendent du climat méditerranéen.

Montée du niveau de la mer
L’estimation la plus fiable de l’élévation du niveau de la mer d’ici la fin du XXIème siècle, suite à l’augmentation du volume des océans et à la fonte des glaciers, est de 28 à 58 cm par rapport aux niveaux de 1989-1999. Les inondations et l’érosion côtières s’en trouveront aggravées.

On ne peut exclure une augmentation du niveau de la mer de plus d’un mètre d’ici 2100 si les calottes glaciaires continuent de fondre sous l’effet du réchauffement climatique. Les dernières données indiquent que les calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique s’amenuisent lentement et contribuent à la montée des eaux. Il y a environ 125 000 ans, les régions polaires ont connu une température nettement plus chaude qu’aujourd’hui pendant une période prolongée, et la fonte des glaces polaires a entraîné une élévation du niveau de la mer de 4 à 6 mètres. La montée des eaux a une inertie considérable, et elle se poursuivra pendant des siècles.

Augmentation des risques sanitaires
Les changements climatiques vont modifier de plus en plus fréquemment la distribution des moustiques responsables du paludisme et d’autres vecteurs de maladies infectieuses, bouleverser la distribution saisonnière de certains pollens allergènes et accroître le risque de vagues de chaleur. D’autre part, il devrait y avoir moins de décès dus au froid.

Changements de l’écosystème des océans
La température des océans augmentera, elle aussi, ce qui affectera la vie marine. Ainsi, au cours des quarante dernières années, le planton de l’Atlantique nord a migré de dix degrés de latitude en direction du pôle. De même, l’acidification des océans suite à l’absorption de monoxyde de carbone impacte sur la capacité des coraux, escargots de mer et autres espèces de sécréter leur coquille ou leur exosquelette.

Les plus vulnérables sont les plus touchés
Ce sont les communautés les plus pauvres qui seront le plus exposées aux impacts des changements climatiques, car elles disposent de moins de ressources pour investir dans la prévention et l’atténuation de leurs effets. Certaines des populations les plus à risque sont les paysans pratiquant l’agriculture de subsistance, les populations autochtones et celles qui vivent le long des côtes.

La pêche tue les dauphins

MASSACRE DE DAUPHINS SUR LES CÔTES FRANÇAISES : L’ETAT FRANÇAIS, SPECTATEUR PASSIF

Le dauphin commun est une espèce protégée présente sur nos côtes, aujourd’hui gravement menacée. Chaque année, ils sont des milliers à mourir en mer à cause de la pêche dans le golfe de Gascogne. En ce début d’année, on compte déjà 300 échouages de petits cétacés morts sur la façade Atlantique, dont 80 % de dauphins communs. France Nature Environnement et ses associations s’alarment de la passivité de l’Etat français face à ce fléau et demande au gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour stopper ce massacre.

Un nombre d’échouages de dauphins très inquiétant

Le dauphin commun représente la majorité des victimes de la pêche au chalut pélagique qui se pratique à cette époque au large des côtes françaises. Pendant l’hiver 2017, environ 4 000 dauphins communs sont morts en mer à cause de la pêche dans le golfe de Gascogne, dont 800 échoués. Selon l’Observatoire Pelagis-CNRS, 90% des dauphins échoués portaient des marques de pêche, traces de filets, trous de gaffes et mutilations pour sortir les dauphins des filets où ils ont été emprisonnés.

Seule une partie des dauphins morts en mer s’échoue sur les côtes : 80% d’entre eux coulent et se décomposent en mer[1]. Le nombre total de dauphins tués est donc sûrement sous-estimé. Toute la façade atlantique française est touchée par ce désastre, une nouvelle fois en 2018. Le niveau d’échouage de ce début d’année, 300 petits cétacés, est déjà très élevé.
Certaines techniques de pêche responsables de ce massacre

La capture dans un engin de pêche est la principale cause de mortalité observée chez les dauphins communs échoués depuis le début des années 1990. Inhérente aux techniques de pêche au chalut pélagique en bœuf[2], on ne peut plus la qualifier d’« accidentelle ».

« L’ampleur de cette mortalité des dauphins due aux captures dans des engins de pêche est extrêmement inquiétante. Il dépasse le seuil de 1,7% de mortalité d’une population d’environ 180 000 dauphins communs[3] vivant près du talus continental, engageant à terme la disparition de cette population. La responsabilité principale revient aux chalutiers pélagiques utilisant des filets traînés par un ou deux bateaux. Ils remontent à la surface les bars mais aussi des dauphins qui chassent les petites espèces de poissons dont se nourrissent les bars. Cette pêche intervient de plus sur des zones de reproduction du bar, un non-sens écologique », explique Denez L’Hostis, Président d’honneur de France Nature Environnement.

France Nature Environnement et l’ensemble des membres de ses associations du golfe de Gascogne, du Finistère au Pays basque, sont fortement mobilisés et informent d’actions prochaines dans les jours et semaines à venir.

Le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire et le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation ont constitué en 2017 – donc très récemment malgré la répétition des événements depuis plus de 20 ans – un groupe de travail sur les mammifères marins. Si les pouvoirs publics et les professionnels de la pêche y sont largement représentés, la société civile en est la grande absente.
France Nature Environnement demande à en faire partie, en tant qu’ONG de protection de l’environnement.

France Nature Environnement demande également :

– L’interdiction de la pêche au chalut en bœuf et au chalut pélagique au moment de la reproduction du bar.

– De prendre les mesures juridiques et de contrôle en mer nécessaires pour faire respecter le règlement européen 812/2004. L’article 6 stipule que les Etats membres doivent adresser chaque année à la Commission Européenne un rapport annuel complet sur la mortalité des cétacés dont les dauphins, ce que la France ne fait pas. France Nature Environnement envisage la saisie des autorités communautaires pour non-respect des règlements européens.

– La mise en place d’un vrai programme de recherche sur l’utilisation de systèmes d’effarouchement pour la pêche pélagique, qui permettraient de diminuer la mortalité en éloignant les cétacés des engins de pêche. Il faut également que l’efficacité des systèmes d’effarouchement acoustique (Pingers) pour la pêche pélagique soit évaluée régulièrement en renforçant la présence de cétologues à bord des bateaux.

Lire sur le site internet de FNE

Action Non Violente

STRATÉGIE DE LA NON-VIOLENCE

Pourquoi la stratégie de lutte non-violente ?

Le choix de la stratégie de lutte non-violente correspond au projet de faire émerger un mouvement de masse. En effet, c’est une stratégie qui permet une grande diversité de formes d’action : des actions symboliques, artistiques ou humoristiques, des actions directes d’interposition, d’occupation ou de blocage, des actions constructives, des actions de non-coopération et de boycott, etc. Ces formes d’action variées sont autant de portes d’entrées pour des personnes aux profils variés : des personnes jeunes comme des personnes plus âgées, des femmes comme des hommes, des personnes avec plus ou moins de temps disponible, plus ou moins de capacité à subir une répression policière ou des risques juridiques, etc. En articulant ces différentes formes d’actions dans des campagnes communes, la stratégie non-violente cherche ainsi à proposer une place à chacune et à chacun, à obtenir non seulement le soutien de l’opinion publique, mais aussi la participation directe de la population.

L’action non-violente peut être à la fois juste et efficace, en s’inscrivant dans une démarche de changement radical tout en s’assurant du soutien de l’opinion publique et de la participation directe de la population. Parce qu’elle est basée sur la bienveillance, la sincérité et le respect des personnes, l’action non-violente permet de poser un conflit pour révéler une situation d’injustice, faire reconnaître la légitimité des interlocuteurs et des revendications, tout en créant les conditions du dialogue pour que ce conflit trouve une résolution constructive et positive. Cette approche permet ainsi d’agir non seulement sur les rapports de force, mais également sur les rapports de conscience. Cette double force de la non-violence est essentielle pour permettre un changement en profondeur de nos sociétés, qui passe également par un changement de mentalité. C’est ce qui permet à l’action non-violente d’allier l’opposition à la proposition, la résistance à la construction, car il faut autant empêcher la destruction de l’environnement et du climat qu’accélérer la construction des alternatives.

Le choix de l’action non-violente repose enfin sur le fait que les moyens de la lutte déterminent eux-mêmes le résultat de la lutte. Un mouvement non-violent porte en lui même un autre type de société : une société basée sur la participation de toutes et de tous et sur notre diversité plutôt que sur des élites spécialisées (qu’il s’agisse d’experts scientifiques ou économiques, de représentants politiques, ou d’activistes chevronnés), une société basée sur une culture de non-violence, de bienveillance et de respect, une société basée sur la coopération plutôt que sur la compétition et la domination. Dans une stratégie d’action non-violente, ces valeurs sont incarnées dans les moyens mêmes de la lutte, qui est en elle-même un processus constructif de la société des alternatives qui doit remplacer le système actuel.

Critères sur la non-violence

L’action non-violente peut être à la fois juste et efficace, en s’inscrivant dans une démarche de changement radical tout en s’assurant du soutien de l’opinion publique et de la participation directe de la population. Parce qu’elle est basée sur la bienveillance, la sincérité et le respect des personnes, l’action non-violente permet de poser un conflit pour révéler une situation d’injustice, faire reconnaître la légitimité des interlocuteurs et des revendications, tout en créant les conditions du dialogue pour que ce conflit trouve une résolution constructive et positive. Cette approche permet ainsi d’agir non seulement sur les rapports de force, mais également sur les rapports de conscience.

La stratégie non-violente comprend de nombreuses formes d’action différentes, qu’il s’agisse d’actions symboliques ou d’actions directes d’interposition, d’actions constructives ou d’actions de non-coopération comme le boycott ou le retrait d’investissements toxiques. Ces formes d’actions permettent de faire participer la population dans toute sa diversité : femmes, hommes, jeune ou âgée, précaire ou aisée. Elles permettent à chacun de s’investir en fonction de sa disponibilité et de sa capacité à affronter ou pas la répression policière ou les risques juridiques.

La stratégie non-violente permet non seulement d’obtenir le soutien de l’opinion publique, mais se construit aussi avec la participation directe des citoyens. Un mouvement non-violent porte en lui même un autre type de société : une société basée sur la participation de tous et la diversité plutôt que sur des élites spécialisées (qu’il s’agisse d’experts scientifiques ou économiques, de représentants politiques, ou d’activistes chevronnés), une société basée sur une culture de non-violence, de bienveillance et de respect, une société basée sur la coopération plutôt que sur la compétition et la domination.

Nous nous proposons de nous engager collectivement dans une démarche non-violente dans la perspective de l’émergence d’un mouvement de masse pour relever le défi climatique dans les années à venir.

Site internet de Action Non Violente – COP 21

Stop Bure

CIGÉO qu’est ce que c’est ?

Bure. Petit village de 92 habitants à la limite des départements de la Meuse et de la Haute-Marne. L’État a ciblé ce secteur en 1994 pour y implanter à 500 mètres de profondeur un « laboratoire de recherches scientifiques souterrain ».

Sous le terme de laboratoire se cache une autre réalité : l’enfouissement programmé des déchets nucléaires les plus nocifs.

Mis en œuvre par l’ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) et appelé CIGÉO (Centre Industriel de stockage GÉOlogique) ce projet entré en phase de conception industrielle en 2012 est censé être composé de :

– Un site d’enfouissement à 500 m sous terre d’une surface de 15 km² et devant accueillir à terme environ 10 000 m3 de déchets HAVL (Haute Activité à Vie Longue) et 73 500 m3 de déchets MA-VL (Moyenne Activité à Vie Longue),

– Deux sites nucléaires en surface respectivement de 280 et 90 ha comprenant une zone de stockage intermédiaire qui accueillera les déchets le temps nécessaire à leur refroidissement et une usine de reconditionnement afin de compacter certains déchets dans leur format définitif de stockage,

– Des infrastructures de liaison, à savoir des puits verticaux pour acheminer le personnel et les engins de chantiers et une rampe d’accès, appelée « descenderie » pour enfouir les déchets radioactifs.

CIGEO s’annonce comme le chantier le plus long, coûteux et irresponsable du siècle. Selon les estimations de l’ANDRA elle-même, le projet coûterait environ 35 milliards d’euros, la fin des travaux étant prévue pour 2156…

Les déchets sont le talon d’Achille du nucléaire et les laisser enfouir, c’est laisser la possibilité à l’industrie de persister. Loin d’être une réelle solution pour ces déchets, l’enfouissement est le seul moyen qu’elle a trouvé pour les cacher.

Mobilisons-nous pour dénoncer ce projet absurde !
Signez la pétition « Déchets nucléaires : Stop à la répression, Stop à Cigéo / Bure ! »

CIGEO sur le site du réseau Sortir du Nucléaire

Téléchargez la brochure élaborée par Bure Stop (pdf 1,6 Mo)
Extraits :

De quels déchets parle-t-on ? Il s’agit des déchets nucléaires HA-MA VL (Haute et Moyenne Activité à Vie Longue).

Si ils représentent 3,3% du volume total de déchets issus des activités de la filière électro-nucléaire, ils concentrent plus de 99,9% de leur radioactivité totale. Ils proviennent du fonctionnement des centrales nucléaires (combustibles usés retraités).
Leur durée de vie toxique dépasse toute échelle sensée. Elle va de milliers à des millions, voire milliards d’années.

L’énergie nucléaire dite “propre” est un mythe, dangereux et injustifiable. A ce jour, aucun pays au monde n’a trouvé de gestion responsable pour ses déchets !

Les enfouir ne résoudra rien. Enfouir ne résoudra rien, les atomes forceront toutes les barrières un jour, ça fuira, c’est prévu. Enfouir une telle masse de radioactivité est un pis-aller, celui d’une société tributaire du nucléaire et impuissante aujourd’hui comme demain face à ses déchets.

Le bulldozer Andra avance sur le terrain, alors que Cigéo n’est toujours pas autorisé ! De plus CIGÉO serait hors la loi.

Aujourd’hui les sous du nucléaire (AREVA, CEA et EDF) sont versés via un GIP, Groupement d’Intérêt Public. 60 millions d’euros par an pour les deux départements, ce n’est pas rien, alors qu’aucun déchet nucléaire n’est arrivé. Objectif : rendre le territoire totalement dépendant de cet argent “corrupteur” et de façon insidieuse.

L’enjeu de Cigéo est immense. Derrière, c’est tout le parc électro-nucléaire qui attend :
– pour affirmer que les déchets les plus dangereux ne sont pas un problème,
– pour vendre un nucléaire soi-disant “propre” et décrété indispensable.

A ce jour, il n’y a pas de déchets nucléaires à BURE contrairement à certaines idées reçues ; juste des technocrates, qui tentent de faire croire à l’incroyable et/ou de passer en force. Rien n’est joué.


Selon REPORTERRE
Lire l’article sur Reporterre

L’ANDRA N’A PAS L’AUTORISATION DE TRAVAILLER DANS CE BOIS
La situation juridique du bois Lejuc est particulière. Il y a bien eu une ordonnance d’expulsion le 8 juillet 2017, mais elle n’avait pas été mise en application pendant des mois – et se déclenche avant la fin de la trêve hivernale.

Par ailleurs, l’Andra n’a aucun motif immédiat d’intervenir dans ce bois, nous indique l’équipe juridique des occupants :

– elle n’a pas d’autorisation de défrichement, selon une ordonnance du tribunal le 1e août dernier ;

– la propriété du bois est contesté par plusieurs recours juridiques en cours, la délibération par laquelle la commune de Mandres-en-Barrois a cédé le bois à l’Andra étant contestée et en attente de jugement ;

– le projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires n’est quant à lui pas du tout engagé, la demande d’autorisation n’ayant même pas été engagée. Il n’est donc pas possible d’installer dans le bois Lejuc des puits d’aération liés au projet, comme l’Andra en a l’intention.

Les cours d’eau

La Directive Cadre sur l’Eau ou DCE du 23 octobre 2000 est un texte majeur qui structure la politique de l’eau de chaque état membre de l’Union européenne. Son objectif est la reconquête de la qualité de l’eau et des milieux aquatiques (cours d’eau, plans d’eau, lacs, eaux souterraines, eaux littorales et intermédiaires).

L’eau fait partie du patrimoine commun de la nation, sa protection, sa mise en valeur et le développement de la ressource utilisable dans le respect des équilibres naturels sont d’intérêt général.

A cet effet, certaines installations, ouvrages, travaux et activités font l’objet de procédures administratives différentes selon qu’ils affectent un cours d’eau ou un simple écoulement d’eaux de ruissellement (fossés, talweg…).

Le cours d’eau est défini dans le cadre de la circulaire du ministère de l’écologie du 2 mars 2005. Il se caractérise par :
– la présence et la permanence d’un lit naturel d’origine
– la permanence d’un débit suffisant une partie de l’année mais ne se limitant pas à des rejets ou des eaux de pluies (existence d’une source même intermittente) et son affectation à l’écoulement normal des eaux.

Sur la base de cette définition, une cartographie a été conçue pour faciliter l’information des usagers et des porteurs de projets sur les écoulements d’eau qu’ils peuvent observer et ainsi savoir s’il s’agit de cours d’eau ou de simples fossés ou talwegs collectant uniquement des eaux pluviales.

Cette cartographie permettra une meilleure prise en compte des cours d’eau par les usagers et les services de l’Etat notamment ceux en charge de l’application de la police de l’eau.

Cette définition est distincte de celle utilisée dans le cadre de l’application de la politique agricole commune.

CARTE DES COURS D’EAU
Les services de l’Etat construisent actuellement une carte des cours d’eau qui servira à terme de référence pour la Police de l’Eau.
Cartographie des cours d’eau soumis à la police de l’eau en Ardèche
Notice de lecture
Guide d’entretien des cours d’eau en Ardèche
Accès aux informations sur l’eau par communes : ARDECHE (07)
Eau et assainissement en Ardèche

SIGNEZ LA PÉTITION DE FNE : « Pesticides : l’alerte sur nos cours d’eau »


REPORTAGE DE REPORTERRE SUR LE CLASSEMENT DES COURS D’EAU

Des milliers de cours d’eau sont rayés de la carte de France, et s’ouvrent aux pesticides.

En l’absence d’un cadre juridique clair, de nombreux cours d’eau sont déclassés sous l’influence de la FNSEA, qui cherche à contourner la loi sur l’eau. Des milliers de ruisseaux sont ainsi en train d’être purement et simplement rayés de la carte de France.

L’EAU POTABLE, UNE DENRÉE BIENTÔT RARE.
À l’automne dernier, l’UFC Que choisir se faisait le héraut de nos rivières : « Les pesticides sont désormais massivement présents et dépassent la norme définie pour l’eau potable, dans la moitié des cours d’eau et dans le tiers des nappes phréatiques. » Résultat : près de deux millions de Français ont été exposés à une eau polluée. « L’accès à une eau de qualité pour la majorité des Français se fait au prix de coûteuses dépollutions », conclut l’association.

Une situation « alarmante », qui pourrait encore se dégrader : loin des radars médiatiques, des milliers de cours d’eau sont en train d’être purement et simplement rayés de la carte de France. Sous la pression de la profession agricole, ruisseaux, rus et ruisselets perdent tour à tour leur dénomination de cours d’eau pour devenir fossé, canal ou ravine. Or, sans ce statut protecteur, ces innombrables petits bras aquatiques se retrouvent hors des normes limitant les épandages phytosanitaires, les travaux de calibrage, les constructions et autres barrages hydrauliques.

Cette nouvelle carte qui se dessine dans le secret des préfectures résulte d’une âpre négociation, que Reporterre analysait l’an dernier : nous ne lâchons pas l’affaire, qui continue ! Elle voit s’opposer la FNSEA — Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles —, les associations environnementales et les services préfectoraux. Les frictions ont viré à la bataille juridique dans plusieurs départements.

COMMENT EN EST-ON ARRIVÉ LÀ ?
Depuis 2015, la FNSEA s’est lancée dans une « opération de simplification » des normes sur les milieux aquatiques. Faute de pouvoir revenir sur la loi sur l’eau, votée en 2006, l’angle d’attaque s’est concentré sur l’identification même du cours d’eau.
Le raisonnement est simple : la loi ne s’applique qu’aux cours d’eau ; or il n’existe pas de définition légale et unique de ce qu’est un cours d’eau, mais un ensemble de critères jurisprudentiels. Donc, en imposant une définition au rabais, on pourra exclure de la loi un certain nombre d’écoulements, renvoyés au statut de fossé ou de ravine. Pour le dire sobrement, « la FNSEA préfère supprimer des cours d’eau que d’appliquer la loi sur l’eau », dénonce Henri Delrieu, de l’association Le Chabot, en Ariège.

Lire l’aticle sur Reporterre

Scénario négaWatt

Le SCÉNARIO NÉGAWATT oeuvre pour une transition énergétique réaliste et soutenable face aux défis que représentent le dérèglement climatique, l’épuisement des ressources et le risque d’un accident nucléaire.

Ainsi, le scénario négaWatt 2017-2050 éclaire les choix qui feront d’une transition nécessaire et possible, une transformation réussie et bénéfique pour l’ensemble de la société.

Un scénario de transition énergétique pour la France.
Après l’adoption de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte en 2015 puis l’Accord de Paris sur le climat signé en 2016, la France est désormais engagée dans la transition énergétique et dans la lutte contre le dérèglement climatique.

Sobriété, efficacité, énergies renouvelables, c’est le fondement de la démarche négaWatt !

Le scénario négaWatt
La démarche négaWatt


DÉCRYPTER L’ÉNERGIE
Face aux enjeux majeurs que représente une véritable transition énergétique en France, ce site apporte une nouvelle contribution à la réflexion et au débat sur notre avenir énergétique.
Décrypter l’énergie


Scénario Afterre

Afterres 2050 est le nom donné à un scénario d’utilisation des terres agricoles et forestières pour satisfaire les besoins alimentaires, énergétiques, en matériaux, et réduire les gaz à effet de serre.

Ce travail repose sur l’hypothèse simple qu’en 2050, l’agriculture et la forêt françaises pourront et devront (dans une approche de développement soutenable) nourrir en France environ 71 millions d’habitants.

Ces deux secteurs devront aussi nourrir les cheptels de bétail et volailles, tout en produisant assez de matériaux renouvelables et d’énergie pour répondre aux besoins de la société, en préservant la fertilité des sols, la qualité des eaux, la biodiversité, et sans continuer à affecter négativement le système climatique.

Le scénario intègre aussi le principe du facteur 4 (division par 4 des émissions françaises de gaz à effet de serre avant 2050).

C’est un outil qui peut notamment, comme le scénario négaWatt, aider les régions à affiner l’interface entre le SRCAE et le SRCE issus de la Loi Grenelle II1.

Le scénario a pour objet de :

– Savoir si assez de surfaces agricoles et rurales sont et seront disponibles pour satisfaire à l’ensemble de ces besoins et contraintes, et à quelles conditions. Il a aussi cherché à comparer les visions de l’agriculture de demain1 ;

– Baliser les voies possibles d’évolution vers une agriculture viable, désirable et durable répondant à un scénario agricole et alimentaire durable, crédible, compréhensible et quantifié pour 2010-20501 ;

– Produire des bases concrètes de travail, et un cadre cohérent avec la partie énergie de la biomasse du scénario négaWatt 20111

– Offrir les éléments d’un débat citoyen et transversal sur les territoires, en milieu agricole, pour l’orientation future de l’agriculture, en vue d’une interpellation des instances politiques et administratives impliquées dans « la mise en place effective des conditions nécessaires aux évolutions ».

Le blog de « Afterre »
Le blog de « Osez l’agro-écologie »

Pêche illégale et destructrice

L’UE ne parvient toujours pas à éradiquer la pêche illégale

Une nouvelle étude, menée par des associations environnementales, dont le WWF, vient conforter les conclusions du rapport de l’an passé : à cause de la disparité des contrôles effectués sur les importations, de nombreux poissons issus de la pêche illégale passent au travers des mailles du filet et continuent d’infiltrer en toute impunité le marché européen !

La pêche illicite non-déclarée et non-réglementée (INN), ou pêche illégale, constitue une menace grave pour les ressources marines mondiales et une concurrence déloyale pour les pêcheurs qui respectent la réglementation. 11 à 26 millions de tonnes de poissons seraient capturées chaque année de manière illicite, ce qui représente au moins 15 % des captures au niveau mondial.

Outre la destruction des écosystèmes et la surexploitation des stocks, la pêche pirate génère un véritable manque à gagner pour les pêcheurs qui se plient à la réglementation en vigueur. En tant que premier importateur mondial de produits de la pêche, l’Union européenne a adopté une position ferme contre la pêche illicite dans le monde.

Pour éviter que des opérateurs sans scrupules ne tentent de faire passer leurs captures par des ports où les contrôles seraient moins rigoureux, il est urgent de mettre en place des procédures plus harmonisées et plus rigoureuses et de développer la numérisation dans toute l’UE des informations issues des certificats de capture d’ici la fin de l’année 2017.

Lire l’article sur le site du WWF

L’hydrogène

La molécule H2 de dihydrogène, constituée de deux atomes d’hydrogène, est communément appelée « hydrogène ». Le dihydrogène n’est pas disponible à l’état naturel et doit être produit par la séparation d’éléments chimiques dont l’atome H est un composant.

L’hydrogène peut être converti en électricité, en chaleur ou en force motrice mais il est cependant difficile à stocker et à transporter en raison de sa faible densité énergétique par unité de volume.

La consommation mondiale d’hydrogène représente moins de 2% de la consommation mondiale d’énergie. Associé aux piles à combustible, l’hydrogène pourrait être utilisé beaucoup plus largement à l’avenir comme vecteur d’énergie pour les transports et la production d’électricité.

Les bénéfices d’une utilisation étendue de l’hydrogène, en particulier dans le domaine des transports, pourraient être réels : pas d’émissions de gaz à effet de serre ni de polluants lorsqu’il est issu de sources renouvelables, sa consommation ne provoquant que de la vapeur d’eau.

L’hydrogène pourrait par conséquent être une révolution aussi importante que celle du charbon au début de l’ère industrielle.

L’hydrogène n’est pas disponible à l’état naturel. Il est produit par la séparation d’éléments chimiques dont l’atome H est un composant et par la mobilisation d’une source d’énergie.

Différents procédés de production :

* Reformage des combustibles fossiles à la vapeur d’eau (ou vaporeformage). Procédé de référence le plus économique. Le vaporeformage du gaz naturel est la méthode la plus courante. Elle casse la molécule de méthane (CH4), principal composant du gaz naturel, qui possède 4 atomes d’hydrogène, avec de la vapeur d’eau à 900°C.

* Electrolyse de l’eau : procédé qui nécessite de l’électricité (rentable et écologique si la production d’électricité se fait à partir d’énergies rénouvelables). Le courant électrique décompose la molécule d’eau en hydrogène et en dioxygène.

* Autres procédés à l’état de recherche : d’autres techniques de production d’hydrogène sont actuellement à l’étude
– la photoélectrolyse (cellule photoélectrochimique décomposant l’eau sous l’effet de la lumière)
– la décomposition thermochimique de l’eau (l’eau est chauffé à 800/1 000°C)
– les microorganismes (production d’hydrogène par des bactéries modifiées sous l’effet de la lumière du soleil)
– la gazéification et pyrolyse de biomasse (obtenir de l’hydrogène par transformation chimique du bois à très haute température).

En savoir plus
sur Connaissance des énergies
sur IFPEN-Énergies nouvelles

Agir pour la biodiversité

AGIR POUR LA BIODIVERSITÉ

Participer à la protection de la nature c’est :

– acquérir toujours plus de connaissances sur la faune et ses habitats naturels pour élaborer, adapter les actions de conservation et permettre l’évaluation des politiques publiques sur l’état de la biodiversité

– œuvrer concrètement pour la conservation d’espaces naturels par la gestion de réserves naturelles, l’achat de milieux naturels menacés, la mise en place de mesures de gestion agricoles et forestières favorables à la biodiversité et aux oiseaux en particulier

– oeuvrer pour la protection de la faune sauvage, pour la préservation du patrimoine naturel et pour la défense des droits des usagers de la nature.

– aider à l’extension des aires protégées marines et terrestres, y compris outre-mer

– apporter une expertise aux administrations, aux collectivités territoriales et aux entreprises pour mieux préserver la biodiversité et l’intégrer aux projets de développement durable

– militer pour la mise en œuvre d’actions favorables aux espèces en danger et animer les plans nationaux d’actions pour ces espèces,

– agir pour le respect des espèces protégées et contre le braconnage ou les abus de la chasse

– nouer des partenariats pour réduire les impacts des aménagements sur la faune sauvage et la biodiversité en général

– Enseigner et faire découvrir la nature et les éco-systèmes

Les sciences participatives pour tous : étudier, protéger, préserver, conserver, militer, agir … participer aux observatoires, aux évènements …

Section « Ardèche » de la LPO
Programmes « Vigie-Nature » du Muséum National d’Histoire Naturelle
Ligue de Protextion des Oiseaux (LPO)
Société de Protection des Mammifères (SFEPM)
Observatoire des Ecosystèmes Méditerranéens (ONEM)
ASsociation de Protection des Animaux Sauvages (ASPAS)
Observatoire régional des mares

Permaculture

PRÉSERVONS L’ÉCOSYSTÈME DU JARDIN

90% de la vie souterraine est dans les 10 premiers centimètres du sol ! Il apparaît alors clair que tout travail, même peu profond la perturbe profondément.

Or qui mieux que les vers de terre travaillent le sol en creusant tout un réseau de galeries qui structurent et aèrent jour après jour, nuit après nuit la terre que nous cultivons ?

Qui, mieux que les champignons mycorhiziens aident les plantes à se nourrir en utilisant le plus efficacement possible les ressources en eau et nutriments qui lui sont difficiles d’accès ?

Qui, mieux que les animaux du sol peut recycler les matières organiques pour créer une fumure idéale pour nourrir nos cultures ?

Qui mieux que les légumineuses et les bactéries qu’elles abritent dans leurs racines sait fixer l’azote de l’air pour l’amener dans le sol ?

Découvrons la vie du sol
« On estime actuellement que la faune du sol représente plus de 80 % de la biodiversité animale. Ses plus célèbres représentants, les vers de terre, sont la première biomasse animale terrestre : on en compte en moyenne une tonne à l’hectare en masse fraîche ! » (Aline Deprince, 2003)

Préserver ce milieu de vie extrêmement riche apparaît donc comme comme un enjeu à la fois agronomique et écologique majeur !

La organismes vivant du sol sont très diversifiés et sont classés en deux grandes catégories : la pédoflore et la pédofaune.

– La pédoflore contient toutes sortes de micro-organismes : bactéries, algues, myxomycètes et bien sûr champignons.
– La pédofaune est composé d’animaux et protozoaires (amibes, flagellés, ciliés.

Bien qu’étant pour la plupart microscopiques, ces organismes jouent un rôle majeur dans le fonctionnement des écosystèmes terrestres. Parmi ces rôles, nous pouvons recenser la décomposition des matières organiques, la stabilisation de la structure du sol, la mise à disposition de nutriments pour les végétaux et en particulier d’azote et de phosphore à travers des relations souvent symbiotiques avec les plantes.

Comment favoriser cette vie foisonnante ?
De nombreuses pratiques permettent de favoriser la vie du sol, mais ces pratiques seraient vaines si l’écosystème qu’est votre jardin subit certaines agression. Ces agressions sont de deux types : mécaniques et chimiques, autrement dit le travail du sol et les pesticides.

Afin de pallier à cela : réduire le travail du sol à son strict nécessaire et proscrire tout insecticide.

Jardinons Sol Vivant
Potager durable
La Ferme du Bec Hellouin

Nucléaire, danger immédiat

« Nucléaire, danger immédiat » : le parc français au bord de la rupture

Dans leur enquête « Nucléaire, danger immédiat », les journalistes Thierry Gadault et Hugues Demeude mettent en lumière ce que nous dénonçons au quotidien à propos du parc nucléaire français.

Malfaçons cachées sur des pièces importantes pour la sûreté, risques imminents lié au vieillissement des installations : les centrales françaises sont au bord de la rupture.

Bien que conscient de tous ces problèmes, dont il dissimule l’ampleur, EDF tient à prolonger leur fonctionnement coûte que coûte. En France, l’hypothèse d’une catastrophe semblable à celle de Fukushima semble de plus en plus probable.

Le livre Nucléaire, danger immédiat, paru le 7 février 2018, écorne sérieusement l’image d’Epinal des centrales nucléaires françaises. Menée par deux journalistes d’investigation, l’enquête au long cours fait état de défauts – structurels ou liés à l’usure – fragilisant dangereusement certaines centrales, dans un contexte où plus des deux tiers des réacteurs français auront atteint les 40 ans de fonctionnement à l’horizon 2028 et où EDF tient à prolonger leur fonctionnement coûte que coûte.

– Une avalanche de pièces non conformes
– Des cuves fissurées… et vulnérables au vieillissement
– Un risque d’inondation négligé

« Tricastin, avec son réacteur n° 1, est la pire centrale du pays. Ce réacteur cumule tous les problèmes : défauts sous revêtement, absence de marge à la rupture et dépassement des prévisions de fragilisation à quarante ans ! » indiquent les journalistes, ajoutant même à la liste un risque non-négligeable d’inondation.

Équipements fragiles, vieillissement dangereux, risques externes démesurés, aveuglément suicidaire de l’industrie nucléaire qui dissimule les informations les plus graves : oui, avec le nucléaire, nous sommes bien confrontés à un « danger immédiat » ! Alors que le gouvernement tergiverse sur la réduction de la part du nucléaire, cet ouvrage tombe à point pour rappeler à quel point un changement de cap en urgence est impératif.

Lire l’article sur « Sortir de Nucléaire »

Stratégie Zéro Déchets

DÉMARCHE ZERO WASTE : ZÉRO DÉCHET, ZÉRO GASPILLAGE

Nos modes de production et consommation ne sont plus viables. Il est donc temps d’opérer ensemble un changement de paradigme, en allant bien plus loin que la simple intégration du recyclage dans notre gestion des déchets, en se donnant l’objectif de parvenir à une société zéro déchet, zéro gaspillage. L’objectif n’est pas de produire toujours plus de déchets sous prétexte qu’ils sont recyclables, mais en produire moins et gérer autrement les déchets existants.

Une démarche positive pour aller vers une société zéro gaspillage et zéro déchet.

– PRODUIRE SOBREMENT
Pour réduire nos déchets, il faut commencer par modifier nos modes de production, afin qu’ils deviennent sobres et efficients dans l’utilisation des ressources naturelles et de l’énergie, permettant de réduire l’utilisation des matières premières. Il s’agit de passer de modes de production linéaires et toxiques à des systèmes circulaires et résilients, grâce aux progrès de l’écoconception.

– OPTIMISER ET ALLONGER L’USAGE
L’usage d’un bien est limité ou interrompu non pas parce que celui-ci est “hors d’usage” mais pour des raisons liées à nos modes de consommation. Dans une démarche Zero Waste, on cherche au contraire à maximiser l’usage en réutilisant, partageant, mutualisant l’accès à des biens. En ce qui concerne les emballages, les modes de distribution reposant sur le “jetable” sont donc écartés au profit de systèmes basés sur la réutilisation (consigne, vente en vrac..).

– PRÉSERVER LA MATIÈRE
Le compostage et/ou le recyclage permettent de valoriser la matière le plus efficacement possible. Cela signifie que l’on doit séparer le plus en amont possible, c’est-à-dire au sein des foyers et des entreprises, chaque flux de déchet, et le traiter séparément. C’est cette gestion séparée qui permet de réduire le recours à l’incinération et au stockage et de préserver au mieux les ressources naturelles utilisées dans les processus de fabrication.

Le site internet Zéro Waste (Zéro Déchets)
Des exemples d’initiatives (sur Wikipédia.org)

Gaz et huiles de schiste

Le Collectif 07 Stop au Gaz et Huiles de Schiste affirme son refus de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures de roche-mère et autres hydrocarbures dits non-conventionnels (gaz et pétrole de schiste, huiles lourdes, gaz de réservoir compact, gaz de couche, sables bitumineux …) et de tous hydrocarbures dont l’extraction nécessite l’utilisation de techniques, quel que soit leur nom, nécessitant de fracturer, stimuler, acidifier ou encore de fissurer la roche et ayant pour conséquence de porter atteinte à son intégrité.

Il s’oppose à l’aberration économique, sanitaire, environnementale et climatique aux conséquences désastreuses que constituent ces projets pour les départements impactés.
Il promeut une transition énergétique, écologique et solidaire.

Le prix de revient élevé, la surestimation des gisements et des rendements, la rapidité de l’épuisement des gisements, l’évaluation démesurée de la création d’emplois et les risques élevés qui pèsent sur l’économie, la santé et l’environnement font que ce secteur est fondamentalement non rentable et dangereux.

Ces conséquences pesant sur l’environnement, la santé, la qualité de vie, l’économie agricole et touristique des territoires concernés ont motivé et justifié la colère et le refus immédiat et inconditionnel de la population.

NO GAZARAN – NI ICI NI AILLEURS – NI AUJOURD’HUI NI DEMAIN

Fin 2017, après 7 années de lutte, sont enfin abrogés, annulés ou rejetés tous les permis de l’Ardèche, du Gard, de la Drôme, de l’Isère, de Savoie, du Vaucluse, du Var, des Bouches du Rhône, de l’Hérault.

Pour autant la lutte continue car

– « Ailleurs » des permis sont en cours de validité et des demandes encore non statuées ou en cours d’instruction (une trentaine de permis valides et une quarantaine de demandes de permis).

– La loi « Hulot » visant à mettre fin à la recherche ainsi qu’à l’exploitation des hydrocarbures conventionnels et non conventionnels en France en 2040 a été votée en décembre 2017.
Si cette loi entérine la loi de 2011 en interdisant la fracturation hydraulique ainsi que les techniques similaires, interdisant de fait l’exploration et l’exploitation des gaz et huiles de schiste, elle laisse la porte ouverte à d’autres hydrocarbures non conventionnels comme les gaz de couche, les huiles lourdes et les hydrures de méthane dont l’impact environnemental et climatique est pourtant tout aussi important. Cette loi ne remet pas en cause le droit de suite, ce qui va permettre aux industriels de bénéficier du renouvellement de leurs permis ou de leurs concessions.

Site internet du Collectif 07 Stop au Gaz et Huiles de Schiste
L’actualité juridique et administrative des permis